http://blogs.taz.de/kongo-echo/wp-content/blogs.dir/1/files/2018/01/Bildschirmfoto-2018-01-31-um-08.26.47.png

vonDominic Johnson 08.02.2018

Kongo-Echo

Überraschendes und Unterschwelliges aus dem Herzen Afrikas – von taz-Afrikaredakteur Dominic Johnson.

Mehr über diesen Blog

grafik taz 180208 D.R. Kongo Öl_02

Par Francois Misser, Bruxelles

Le Président Joseph Kabila a signé le 1er février dernier l’ordonnance approuvant le contrat de partage de production entre la RDC et l’Association formée par Société nationale des hydrocarbures (SONAHYDROC), propriété de l’Etat et la Compagnie minière du Congo (COMICO) de l’homme d’affaires grec, Adonis Pouroulis, établi en Afrique du Sud, propriétaire de la firme Petra Diamonds. Ces contrats avaient été négociés en décembre 2007 mais il fallait attendre l’approbation du nouveau code des Hydrocarbures pour que le Président puisse les signer.

Ce que l’ordonnance ne dit pas c’est qu’elle viole les engagements du parlement congolais auprès de la Nation et de l’Etat congolais auprès de l’UNESCO à respecter le Patrimoine Mondial de l’Humanité. Car ce contrat qui autorise l’exploration par la COMICO et la société congolaise sur les blocs 1 (Mbandaka), 2 (Lokoro) et 3 (Busira) de la Cuvette centrale inquiète les défenseurs de la nature.

Ces derniers ont alerté le TAZ sur le fait qu’un des trois blocs attribués à la COMICO qui couvrent ensemble une superficie de 146 000 km2 empiète sur le territoire du Parc national de la Salonga, vaste de 33 350 km2 qui abrite le sanctuaire des chimpanzés nains bonobos, espèce qu’on ne trouve qu’en RDC ainsi que 50 autres espèces de mammifères, 129 de poisson et 223 espèces d’oiseaux. Ces mêmes sources s’inquiètent que l’Union européenne et l’Allemagne qui apportent leur soutien à travers le Fonds européen de développement et la Kreditanstalt für Wiederaufbau (KfW), à la gestion du parc par le World Wildlife Fund et l’Institut Congolais de Conservation de la Nature gouvernemental (ICCN) soient demeurées silencieuses par rapport à la décision du président congolais.

Or, nul ne peut ignorer qu’elle risque de porter atteinte à l’intégrité du parc, inscrit au Patrimoine de l’Humanité. Une carte présentée en 2009 par le vice-ministre des Hydrocarbures Gustave Beya Siku, lors d’une conférence organisée pour des investisseurs à Kinshasa, montre pourtant clairement que le bloc 2 de la COMICO couvre plus du tiers du Parc de la Salonga. Mais le parc est aussi menacé par d’autres sociétés pétrolières en attente d’une validation de leur permis par Kabila.

Il y a tout d’abord la firme sud-africaine DIG OIL, d’Andrea Brown, une femme d’affaires proche de l’African National Congress, qui a signé un contrat de partage de protection relative au bloc 8 qui empiète sur une superficie encore plus grande du parc de la Salonga. Et la firme britannique SOCO International, qui voulait forer à tout prix dans le parc des Virunga, sanctuaire des gorilles de montagne, avant d’abandonner face à la mobilisation des défenseurs de l’environnement, attend elle aussi un décret présidentiel de Joseph Kabila pour démarrer ses activités sur le bloc 9, qui empiète sur l’est du parc.

Déjà, en juillet 2008, le député indépendant, Jean Bamanisa Saidi avait dénonçé à la tribune de l’Assemblée nationale, le découpage des blocs pétroliers qui n’avait pas tenu compte des aires protégé”s,tels que les parcs des Virunga et de la Salonga. Tous ces éléments alarment l’International Union for the Conservation of Nature qui déplore l’octroi de concessions pétrolières au coeur de l’habitat des bonobos.

Depuis des années, l’UNESCO ne cache pas sa préoccupation à l’égard des intentions du gouvernement congolais. Lors de sa 41ème session à Cracovie (Pologne), en juillet 2017, le Comité du Patrimoine mondial avait réitéré sa demande à Kinshasa de clarifier d’urgence son expression d’intérêt pour l’exploration et l’exploitation de pétrole dans la Cuvette centrale, où se trouve le parc. Le Comité avait également rappelé que ces activités sont incompatibles avec le maintien du classement de la Salonga au Patrimoine de l’Humanité. Le Comité avait aussi rappelé que Total et Shell, se sont engagées à ne pas entreprendre de telles activités sur des aires classées au Patrimoine mondial. A ce jour, la COMICO et les autres sociétés pétrolières, candidates à l’obtention de permis chevauchant le parc de la Salonga, n’ont pas prononcé un tel engagement.

Le Comité de l’UNESCO avait demandé, lors de sa session de julliet 2017, une réaction du gouvernement congolais clarifiant l’état des lieux de l’exploration pétrolière dans les sites protégés au plus tard le 1er février 2018 – le jour même de la signature du contrat de partage de production par le président Kabila.

Anzeige

Wenn dir der Artikel gefallen hat, dann teile ihn über Facebook oder Twitter. Falls du was zu sagen hast, freuen wir uns über Kommentare

https://blogs.taz.de/kongo-echo/2018/02/08/le-sanctuaire-des-singes-bonobos-menace-par-lexploitation-petroliere/

aktuell auf taz.de

kommentare

Schreibe einen Kommentar

Deine E-Mail-Adresse wird nicht veröffentlicht. Erforderliche Felder sind mit * markiert.